Le Miserere dArvo Pärt.
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Formation orchestrale : choeur mixte, 5 solistes (soprano, alto, 2 ténors, basse) + orchestre (hautbois, clarinette, clarinette basse, basson, trompette, trombone, guitare électrique, basse électrique, timbale, 3 percussionnistes, orgue). Linstrumentation varie considérablement dune section à lautre. Tutti dans le Dies Irae (2ème partie) seulement. Structure :
Déroulement de luvre : A.(mi mineur), climat de recueillement : - mélodie recto tono de ténor qui entonne le versus III, mot par mot, chacun étant encerclé par des silences (comme la psalmodie médiévale). - Choix dune rythmique issue des modes médiévaux qui respecte laccentuation du mot : iambe ou trochée. - Dissonance, par frottement de seconde. - Mètre ternaire pour les parties vocales, mètre binaire pour lorchestre. La clarinette joue quelques notes arpégées de laccord parfait de Em. Seconde partie du premier verset soutenue par une pédale à la clarinette basse. Une 2nde voix entre pour le versus IV = calme fantomatique. Roulement de timbale pp, la basse soliste entame le versus V sur un mi grave. B. (la mineur sans sensible), violence du climat en opposition avec la 1ère partie. Cette section est la reprise dune pièce de 1976, Calix. Immense crescendo de la timbale qui introduit le Dies Irae. Le texte est ici scandé, peu perceptible, brouillé par lhorizontalité de lécriture. Ecriture musicale : 5 plans sonores principaux, constitués de la superposition dune même mélodie écrite avec des valeurs différentes, en augmentation ou en diminution (la plus lente est ainsi 16 fois plus longue que la plus rapide) : sorte de canon même si les voix commencent ensemble car décalage. Harmonisation en tierces et secondes : dissonances par frottement de seconde quasi-systématique. Structure : 8 sections de 7 mesures, qui fonctionnent 2 à 2 au niveau des bois et des solistes, la partie de trombone centrale détermine quant à elle, par sa symétrie, une sorte de strcture globale AA. C. (fa mineur, avec souvent mi et si bécarre) : même climat quau début. Retour du psaume Miserere et de la basse soliste, presque a cappella. Une nouvelle voix sajoute au début de chaque verset. Les interludes instrumentaux structurent cette section en groupe de 3 versets. Dans la première partie, les contributions des parties instrumentales sont extrêmement laconiques. Ici chacun dentre eux est fondé directement sur le texte du verset précédent, la musique chantée savérant alors jouée = contraste (dense). La tension redescend progressivement jusquau retour de la basse soliste. D.La musique change enfin avec le retour du Dies Irae et une musique qui sapaise encore, comme étouffée par la crainte, vision musicale qui exprime clairement les mots du texte. Ce contraste dramatique entre les 2 sections du Dies Irae était déjà envisagé dans Calix. |